Fondé en
1995 par
Youcef Boukella, bassiste et compositeur,
l'Orchestre National de Barbes (ONB) prône une philosophie du métissage où s'entrecroise une multitude de communautés. A l'image de cette fratrie de douze musiciens pour la plupart originaires du Maghreb, la musique distillée par l'Orchestre National de Barbes est un répertoire de sangs mêlés qui butine rythmiques traditionnelles et modernes, profanes et sacrées, urbaines et rurales : entre rock et trad', gnawa, raï, salsa, chââbi, reggae, alaoui ou encore jazz,
l'Orchestre National de Barbes a son truc pour réussir la mixture et pas une seconde il ne perdra son entrain et sa gaieté.
Groupe de scène avant tout,
l'Orchestre National de Barbes puise son inspiration aux confins du raï oranais, du chaâbi algérois, des classiques Gnawas, le tout encerclé par une orchestration rock et quelques effluves jamaïcains.
En concert, le
1er album de ce big band bigarré et cosmopolite a permis au groupe depuis
1997 de s'assurer une légitimité qui dépasse aujourd'hui largement le périmètre de la Goutte d'Or.
Poulina, qui porte le nom de leur
deuxième album mêle une fois de plus vibrations ancestrales du bled oranais, atmosphères de fêtes villageoises kabyles, tempos bédouins entêtants et déferlantes de percussions tribales.
Enfin, les éléments de
l'ORCHESTRE NATIONAL DE BARBES reprennent le chemin du studio et travaille d'arrache pieds sur la réalisation du nouvel album. Seul regret le départ du chanteur
Aziz Samhaoui qui est parti rejoindre
l'orchestre de jazz du grand Jo Zawinul . J'ai écouté la dernière musique de ce groupe. Elle est bien, mais elle n'est pas encore sortie dans les bacs. Je vous conseille leur dernier album qui va bientôt sortir.
CHOSES FAITES !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Orchestre National de Barbès, Alik, Nouvel album le 4 février 2008
C'est chose faite avec « Alik », signifiant attention (un terme utilisé par les fêtards du raï), à la fois album de la maturité et de la mutation. Ces huit dernières années, les éléments de l'ONB, outre le temps consacré à la scène et quelques collaborations avec d'autres chanteurs ou groupes (Idir, No One is Innocent...), n'avaient pas arrêté de peaufiner leur projet et de remettre plusieurs fois l'ouvrage sur le métier. Cette longue gestation leur a permis de se replonger, une fois de plus, dans la « culture de l'exil » et de se retremper dans les ambiances respectives où tous étaient tombés quand ils étaient tout petits. Youcef Boukella, à la basse enjôleuse, a fait ses classes dans des formations jazz et rock (dont le fameux T34) à Alger, capitale du chaâbi (chant populaire de la casbah), Kamel Tenfiche est un enfant du reggae, du hip hop et du raggamuffin', bercé également par les mélodies kabyles, Tewfik Mimouni, au son synthé, reconnaissable entre mille, maîtrise ses classiques marocains, et Mehdi Askeur, The Voice, nourri au « trab » (raï traditionnel, sentant la poussière des steppes et les vignobles capiteux des plaines oranaises) se souvient d'un passage endiablé de Johnny Hallyday au Casino d'Oran. Voilà pour les principaux compositeurs de l'album, mais l'ONB étant un collectif, on dira qu'il s'agit tout de même, au total, de douze brillantes individualités conditionnées au raï, au rock, au gnawi, à l'enseigne du bon « groove » en général. Essayons de presque tous les citer : Fatah Benlala, la voix chaâbie et kabyle, Fathellah Ghoggal et sa touche de guitare knopflérienne, Khlif Miziallaoua plutôt claptonien, Ahmed Bensidhoum digne des grands percussionnistes du raï époque « chioukhs » (maîtres), Michel Petry et sa force de frappe à la batterie ou Mustapha Mataoui, le clavier aimant l'écho des savanes. Points communs entre tous ces gars : le bonheur de jouer toujours intact, évidemment, mais aussi l'amour du rock, le vrai, le primitif façon Rolling Stones, car tous ont connu la querelle Stones-Beatles.
« Alik » en a fait sa dominante sans oublier les fondamentaux. Il y a d'abord ce triple hommage à trois grands personnages de la chanson algérienne : Mohamed Larbi, dit Cheikh Mamachi (mort en 198
8), l'un des plus grands poètes-chanteurs bédouins algériens et pionnier du raï des champs, Slimane Azem (1918-1983), sorte de Jean de La Fontaine kabyle, au propos politique engagé qui lui avait valu le bannissement et la mort en exil, et Mohamed Mazouni, dandy immigré des années 60, aux textes sur fond de « yé yé » insolent. Du premier, l'ONB a adapté si bien un titre, « Civilizi Oki », qu'on ne sait s'il s'agit de rock qui raï ou de raï qui rocke. Le morceau (de bravoure) du second, « Résidence 2 », entre zouk et rumba, évoque l'actualité brûlante de l'immigré toujours dans le rôle de bouc émissaire, et l'½uvre du troisième, « Lila » a le charme de ces mélodies à l'ancienne comme le sont les couleurs repassées d'un vieux film de la MGM. Le reste des chansons, dont la majeure partie a été écrite par les quatre mousquetaires cités plus haut, n'oublie pas, souvent avec des ch½urs dopés et des accents instinctifs et spontanés, quelques clins d'½il et références au tempo gnawa, ay « son » ou la valse-musette et l'accordéon, qui font penser à une guinguette...pirate, avec le parti pris de chanter généralement en français.
Après écoute, on nous dira : « A quelques exceptions près, mais ça sonne très rock ! ». Et alors ? On vous disait que nos douze garçons dans le vent ont, en plus de leur héritage oral des racines, des acquis pop-rock, vu des dizaines de fois chaque film d'Elvis Presley ou des « musts » comme « 2000 Motels » featuring Frank Zappa ou « Woodstock », collectionné les vinyles de Led Zeppelin, Bill Haley, Ten Years After ou Deep Purple, décortiqué les LP des Creams et de King Crimson, ou dansé en boîte, à Alger, Oran, Casablanca, Marseille ou Paris sur la crème des tubes « métalliques ». D'ailleurs, si l'ONB, à sa façon, cela va de soi, reprend le « Sympathy For The Devil » des Stones, ce n'est pas un hasard. Rappelons que Brian Jones avait enregistré le groupe du Rif marocain Jahjouka, avec la complicité de Robert Palmer, et que Mick Jagger et Keith Richards, qui passent parfois, lors de leurs concerts, un extrait du « Alaoua » de l'ONB, avaient remis le couvert avec le même Jahjouka sur un de leurs titres, « Continental Drift ». Quoi qu'il en soit, comme l'ONB, moquons-nous des cloisonnements, des académismes, des frontières et des tests ADN.
Cet album, où vous ne trouverez pas de guest-stars pour épater la galerie ou rassurer les services marketing, a pour nous l'essentiel : du sang chaud du à diverses rythmiques qu'on peut classer « AOC ». C'est dire que comme à la parade, avec l'ONB, on n'a pas le temps de s'échauffer, on transpire fissa.
Avis personnel :
Personnellement, je n'aimais pas le rock, mais avec le nouvel album de l'Orchestre National de Barbes (ONB), jai aimé !!!!!
Les titres que j'ai le plus aimé sont :
- Civilsé
(voir page 19)- Résidence
- Khalti Hlima
(voir page 19)- Lila
- Alik
(voir page 19)En ce moment, l'Orchestre National de Barbes est en tournée :
ORCHESTRE NATIONAL DE BARBES
à Ramonville (31) - Le Bikini
le Jeudi 23 Octobre 2008 à 20h30
26 ¤
______________________________________________________________________________________ORCHESTRE NATIONAL DE BARBES
à Bischwiller (67) - Mac / Espace Paul Kauss A Bischwiller
le Vendredi 07 Novembre 2008 à 20h30
30.9 ¤
______________________________________________________________________________________ORCHESTRE NATIONAL DE BARBES
à Sainte Luce sur Loire (44) - Espace Ligeria A Sainte Luce Sur Loire
le Vendredi 05 Décembre 2008 à 20h30
16.7 ¤
______________________________________________________________________________________ORCHESTRE NATIONAL DE BARBES
à Serignan (34) - La Cigaliere A Serignan
le Vendredi 19 Décembre 2008 à 21h00
de 20 ¤ à 23 ¤
______________________________________________________________________________________ORCHESTRE NATIONAL DE BARBES / CARAVAN PALACE / SHANTEL & BUCOVINA CLUB ORKESTAR
à Cannes (06) - Salon Des Ambassadeurs A Cannes
le Samedi 20 Décembre 2008 à 20h00
20 ¤
______________________________________________________________________________________En cas de problèmes, envoyez-moi un message s'il vous plaît et je vous aiderai avec plaisir...